Expo : Kenzô Tange – Kengo Kuma – Architectes des Jeux de Tokyo – MCJP Maison de la Culture du Japon à Paris – Jusqu’au 29 juin 2024
Article et compilation 10 novembre 2024. Photos chez France Bois Forêt
Paris est ville hôte des Jeux Olympiques pour la troisième fois. 100 ans après la dernière édition. Paris se prépare à accueillir les athlètes du monde entier à l’été 2024.
À cette occasion, la Maison de la Culture du Japon à Paris propose une exposition sur le thème olympique. Le titre est « Kenzô Tange – Kengo Kuma. Architectes des Jeux de Tokyo ». L’évènement honore les infrastructures créées pour les Olympiades de Tokyo 1964 et 2020. Ces Jeux ont été reportés à 2021 à cause de la pandémie mondiale covid.
Il célèbre aussi leurs auteurs, Kenzô Tange (1913-2005) et Kengo Kuma (né en 1954), deux figures majeures de l’architecture mondiale. Elle a été développée autour d’un ensemble de photographies en noir et blanc de Mikiya Takimoto (né en 1974). Il y a aussi les photos de Yasuhiro Ishimoto (1921-2012). L’exposition comprend aussi de très belles maquettes des différentes réalisations. Notamment, il y a une reconstitution 1/1000 de Tokyo, de Shibuya à Shinjuku. Réflexion au sujet du geste architectural. Les trois modules qui la composent explorent le caractère conceptuel et esthétique de l’architecture. Ils examinent sa dimension sensible. L’exposition présente les visions des deux architectes. Elle crée des liens entre les œuvres. Elle relie différentes époques et les villes de Paris et Tokyo.

L’exposition « Kenzô Tange – Kengo Kuma. Architectes des Jeux de Tokyo » initie une comparaison éclairante entre les sites olympiques, soulignant similitudes et différences. Cette exposition est orchestrée par le commissaire Saikaku Toyokawa. Il est maître de conférences à l’Université de Chiba. Elle décrypte les approches dans leurs pratiques et leurs influences. En 1963, Kenzô Tange signe le Gymnase national de Yoyogi de Tange. Cet ensemble est composé de deux stades. Il a été distingué en tant que Bien culturel important en 2021. Kengo Kuma imagine le Stade National de Kuma. Ce stade a été inauguré en décembre 2019. Il a accueilli les cérémonies d’ouverture et de clôture en 2021. Il représente l’image du Japon au XXIème siècle.
L’exposition trace des parallèles entre ces deux stades emblématiques. Ils ont été conçus à cinquante-six ans d’écart. Ces stades sont des réalisations importantes dans le parcours de leurs architectes. Ces équipements sportifs traduisent, dans leurs approches plastique et technique, les préoccupations de chaque époque. Ils reflètent l’évolution économique et sociale du Japon. L’un représente les années 1960 et la pleine croissance. L’autre évoque les années 2020 et la crise environnementale.
Le « brutalisme lyrique » de Kenzô Tange, architecte phare des Trente Glorieuses (1945-1975) embrasse une esthétique conceptuelle. Cette esthétique est marquée par le béton, la verticalité et la géométrie. Son minimalisme se caractérise par le recours aux surfaces à double courbure. Tange applique ces principes dès les années 1960 aux édifices administratifs, sportifs ou religieux. Cela inclut la cathédrale Sainte Marie de Tokyo (1955). La mairie d’Imabari, sa ville natale, est inaugurée en 1958 et s’inspire du travail du Corbusier en Inde. Plus tard, il construit l’immeuble Grand Écran (1991) à Paris, place d’Italie. En 1964, Kengo Kuma, dix ans, assiste aux épreuves de natation au Gymnase de Yoyogi. Du choc esthétique ressenti nait une vocation.
L’exposition à la Maison de la Culture du Japon à Paris met en lumière les influences communes. Ces influences concernent les deux architectes. Elle met en avant la Villa impériale Katsura. Celle-ci est présentée dans l’exposition à travers les photographies de Yasuhiro Ishimoto. Ce domaine a été édifié entre 1616 et le milieu du XVIIème siècle. Il a été constitué autour d’une maison, de pavillons annexes, et de jardins prestigieux. Ces jardins sont des chefs-d’œuvre de la période Edo (1600-1868). De nombreux architectes, japonais et internationaux, ont étudié cet ensemble remarquable. Ceux affiliés au mouvement moderniste y trouvent une grande source d’inspiration.

La comparaison des bâtiment destinés à l’habitation dessinés par Kenzô Tange et Kengo Kuma éclaire cette influence. Les similarités apparaissent dans l’organisation. Elles se manifestent aussi dans la conception sur pilotis et dans les charpentes de bois traditionnelles. De plus, les toits utilisent des matériaux naturels. La Villa Seijô, maison personnelle de Kenzô Tange conçue en 1953, se situe à Seijô dans la banlieue de Tokyo. Elle a été conçue dans le contexte de l’après-guerre. Les contraintes économiques d’une période difficile pour le Japon ont influencé sa conception. L’architecte confronté au prix exorbitant des matériaux de construction modernes, se tourne vers le bois et le bambou traditionnels. De nos jours, les architectes plébiscitent à nouveau ces matériaux. Ils apprécient leur faible impact environnemental et leurs qualités intrinsèques.
Le Great Bamboo Wall à Beijing en Chine est un hôtel développé par l’agence Kengo Kuma and Associates. Il est conçu à la façon d’une maison traditionnelle de style Siheyuan. Le bâtiment, photographié ici par Satoshi Asakawas, illustre cette tendance. Elle traduit une philosophie à rebours du mode de vie urbain célébré durant la seconde moitié du XXème siècle. La maison est construite avec des matériaux locaux et traditionnels. Il s’agit de bambou, papier de riz, ardoise, et verre. La structure de la maison est légère et ouverte. Elle s’intègre à la nature.

La comparaison des bâtiment destinés à l’habitation dessinés par Kenzô Tange et Kengo Kuma éclaire cette influence. Les similarités se manifestent dans l’organisation. Elles apparaissent aussi dans la conception sur pilotis. Les charpentes de bois traditionnelles et les toits en matériaux naturels sont également des caractéristiques similaires. La Villa Seijô est la maison personnelle de Kenzô Tange. Elle a été conçue en 1953 à Seijô, dans la banlieue de Tokyo. Cette maison a été imaginée dans le contexte de l’après-guerre et les contraintes économiques d’une période difficile pour le Japon. L’architecte confronté au prix exorbitant des matériaux de construction modernes, se tourne vers le bois et le bambou traditionnels.
De nos jours, ces mêmes matériaux sont prisés par les architectes. Ils sont choisis pour leur faible impact environnemental et leurs qualités. Le Great Bamboo Wall à Beijing en Chine, est un hôtel développé par l’agence Kengo Kuma and Associates. Il est conçu à la façon d’une maison traditionnelle de style Siheyuan. Il a été photographié ici par Satoshi Asakawas. Cela illustre cette tendance. Elle traduit une philosophie à rebours du mode de vie urbain célébré durant la seconde moitié du XXème siècle. Elle est construite avec des matériaux locaux et traditionnels comme le bambou, le papier de riz, l’ardoise et le verre. Légère et ouverte, la maison s’intègre à la nature.
Kenzo Tange & Kenzo Kumar: Ouvrages en France
La dernière étape de l’exposition évoque les liens noués avec la France, les nombreux ouvrages réalisés dans l’Hexagone. Kenzô Tange imagine le complexe Grand Écran Italie II en 1992. Il conçoit également le musée des arts asiatiques de Nice ouvert en 1998.
Kengo Kuma explore des principes de transparence et de lumière. Il expérimente la fluidité des lignes et la mixité des fonctions. Il hybride la ville et la nature pour proposer un nouveau regard. Il dresse les plans de la Cité des Arts et de la Culture de Besançon (2013). Il conçoit également le Frac Sud Cité de l’art contemporain à Marseille (2013). Il restructure le bâtiment du Musée départemental Albert-Kahn, à Boulogne-Billancourt en 2021. Il dessine la Gare Saint Denis Pleyel, qui sera l’accès principal au stade de France durant les JO 2024. Il imagine un nouveau portique pour la cathédrale d’Anger, dont la livraison est prévue en 2025.
Conclusion:
L’ensemble du projet Paris JO 2024 s’inscrit dans une démarche environnementale volontaire. L’ensemble des infrastructures a été pensée pour être durable avec un bilan carbone bas. Le retour aux matériaux traditionnels s’est imposé avec évidence, bien que le béton reste encore la base. . Les chantiers prestigieux ont été basés sur l’intégration de matériaux nobles dont la durabilité est éprouvée. Le faible impact environnemental a été privilégié avec le réemploi possible des matériaux. L’organisation a développé une vision qui crée une nouvelle modernité et durabilité. Les énormes enjeux restent l’entretien, les restaurations et surtout les conditions de mixité sociale.
Pour tout savoir sur le futur du Village Olympique
Compilation par Méditations Atmosphériques